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Ode aux femmes, soleils de la paix - Tome 1 - Editions ACEP

16-92

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Ma femme et moi sommes fiers d’avoir suivi ce chemin tout au long de notre vie. Notre souhait le plus cher est de remettre solennellement à toutes les femmes engagées et sincères de la Soka Gakkai une couronne de fleurs du bonheur qui surpassera en éclat toutes les tiares incrustées de pierres précieuses.

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« Le bouddhisme enseigne que le disciple est comme la plante et le maître comme la terre. Il montre également le chemin pour s’acquitter de ses dettes de reconnaissance, en expliquant que les fleurs de la victoire plantées par les disciples retourneront à la terre sous forme de bonne fortune pour le maître, et que les nouvelles fleurs de la victoire naîtront de cette terre du maître et du disciple.

Ma femme et moi sommes fiers d’avoir suivi ce chemin tout au long de notre vie. Notre souhait le plus cher est de remettre solennellement à toutes les femmes engagées et sincères de la Soka Gakkai une couronne de fleurs du bonheur qui surpassera en éclat toutes les tiares incrustées de pierres précieuses. Nous souhaitons leur remettre la couronne de fleurs de la victoire absolue, une couronne de fleurs qui symbolise l’éternité, le bonheur, le véritable soi et la pureté. »

Comme les fleurs des champs (extrait),
Daisaku Ikeda

 

Préface

À l'occasion du 25e anniversaire de la journée des femmes du mouvement Soka de France, dont l'origine remonte au 30 mai 1987, nous avons rassemblé pour vous plusieurs textes d'encouragements ainsi que quelques poèmes dédiés aux femmes de notre mouvement par notre maître bouddhiste, Daisaku Ikeda, poète et philosophe. Ces textes ont été écrits entre 1987 et 2011.

Depuis toujours, les poètes chantent les femmes, la femme… Les mots, bien souvent magnifiques, portés, il faut le dire, par l'amour et le cœur du poète, dessinent souvent les contours d'une femme merveilleuse, qu’elle soit délicate ou guerrière, elle est toujours inspirante. C’est une femme dont la grâce a su toucher l'auteur jusque dans ses derniers replis, et qui en sort ainsi très souvent magnifiée.

La femme du quotidien est parfois bien loin de lui ressembler. Cette femme chantée par le poète n'est pas précisément celle qui bataille avec ses enfants le matin, devoirs faits et cartables bien rangés ; ce n’est pas celle qui râle au travail parce qu’elle est débordée et n’est pas respectée, ni cette autre qui souffre, confrontée à la solitude.

Dans chacun des discours et des poèmes qui suivent, c'est nous, femmes bien vivantes, que M. Ikeda encourage. C'est de chacune d'entre nous qu'il fait l'éloge, pas à pas, mot à mot. C'est comme s'il voyait notre potentiel. Ce potentiel qui nous construit, lentement mais sûrement, comme des soleils éclairant, réchauffant et ouvrant les cœurs dans nos familles, dans nos quartiers, auprès de nos voisins et amis, c'est-à-dire précisément là où nous nous trouvons, telles que nous sommes. Il nous invite à réaliser ce réseau de soutien mutuel qui manque tant à notre société, par nos dialogues chaleureux et notre préoccupation constante du bien-être de ceux qui souffrent.

Finalement, en lisant ses écrits, je retrouve un peu mon propre cheminement intérieur, cette aspiration qui me pousse à me dépasser, à mettre en route ma révolution humaine pour réaliser, enfin, ce monde de paix en moi et autour de moi, quels que soient mes problèmes, quelle que soit leur ampleur. Je vois aussi qui je suis réellement, à l'intérieur de la coquille, et donc, qui je peux devenir. Je n'y trouve pas celle que je crois être parfois lorsque je me dénigre ou me compare aux autres.

Bien que nombre de femmes de par le monde soient bafouées, injustement sous-estimées, ou pis encore, j’ai toujours pensé que naître femme relevait d’un « bon karma », ne serait-ce que pour ce cœur et ces trésors si précieux dont Daisaku Ikeda dépeint les nombreuses couleurs.

« Expertes dans l'art du bonheur », « docteurs ès philosophie », « soleils de la paix », « soleils de la famille et du quartier », « championnes du peuple » ou « authentiques héroïnes ». Daisaku Ikeda, grand homme de paix et de conviction, exprime là ses attentes sans limites à notre égard.

Dans un discours qu’il prononça le 25 avril 2007 au Japon, il raconte comment le Dr Adolfo Perez Esquivel, militant argentin des droits humains, prix Nobel de la Paix en 1980, fut invité à citer le héros de sa vie lors d’un débat entre lui et quatre autres lauréats du prix Nobel à Washington, devant une assemblée de dignitaires du monde entier :

« Le premier cita George Washington et Winston Churchill. Le deuxième mentionna William Shakespeare. Le troisième cita Marie Curie, le quatrième, Simon Bolivar.

« Mon héros est ma grand-mère », répondit fièrement le Dr Esquivel. J’ai été profondément touché et j’ai salué son choix. Nous avons tendance à penser que ce sont les dirigeants politiques ou les grands scientifiques ou érudits qui sont les véritables héros, mais la grandeur authentique n’est pas déterminée par la position sociale, le titre, ou la gloire. La grand-mère du Dr Perez Esquivel, qu’il considérait avec tant de respect, était une femme ordinaire, anonyme, qui endura beaucoup d’épreuves au cours des ans mais mena toujours sa vie avec passion. C’était une femme sage qui respectait la nature. C’était aussi quelqu’un qui savait juger les caractères avec lucidité, percer à jour les arrogants ou ceux dont le cœur était faux. Il est crucial de tirer les leçons de la sagesse des femmes. Les organisations et sociétés qui n’écoutent pas les femmes stagneront et, pis encore, mettront en péril leur propre avenir, jusqu’à répéter la tragédie de la guerre. Voilà autant de raisons importantes d’attacher la plus grande attention à la sagesse des femmes. »

Ce recueil porte plusieurs mémoires. La première nous rappelle, à moi, à vous, à toutes les femmes de notre mouvement, combien nos victoires personnelles, infimes parfois, participent chacune à la réalisation d'un monde de paix. La deuxième nous rappelle combien notre maître perce à jour les limites que nous nous mettons, elle nous remémore tous ces encouragements et tous ces vers écrits pour nous, dédiés à nous. Enfin, ce recueil me rappelle la reconnaissance infinie que j’ai d’avoir pu rencontrer cette merveilleuse philosophie de l’espoir et un maître spirituel exceptionnel qui me permet d’en approfondir le sens et de la mettre en pratique au quotidien.

Alors, en tant que femmes, souvenons-nous de ces encouragements, et prenons conscience du fait que notre place, personne ne nous la donnera. Dépasser nos peurs et nos doutes, c'est ce à quoi Daisaku Ikeda nous incite et c'est à cela que nous renvoient, chaque jour, notre foi et notre pratique bouddhique. Répondons ensemble au vœu immémorial de Shakyamuni, de Nichiren Daishonin et des trois présidents successifs du mouvement Soka qui en ont hérité, et devenons heureuses ! Le monde en sera éclairé…

Myriam Giraux,
responsable des Femmes du mouvement Soka de France