La Nouvelle Révolution humaine - Volume 1 - Editions ACEP Agrandir l'image

La Nouvelle Révolution humaine - Volume 1 - Editions ACEP

16-70

Neuf

La Nouvelle Révolution humaine s'ouvre sur le voyage de Shin'ichi Yamamoto, devenu troisième président à la suite de Josei Toda, aux Etats-unis, au Canada, et au Brésil, voyage historique qui débuta le 2 octobre 1960 et marqua un premier pas vers la réalisation de la paix mondiale.

Plus de détails

9,48 €

En savoir plus

« Si nous voulons devenir des êtres humains remarquables, capables d’engendrer une riche floraison d’humanité et de gloire dans notre vie, il est absolument vital que nous nous enracinions solidement et que nous nous développions là où nous vivons. C’est en nous éveillant à notre mission de Bodhisattvas sortis de la Terre que nous établirons cette base solide.

La Terre appartient à tous les êtres humains, sans aucune exception. Elle revitalise tous les êtres humains, quelles que soient les différences de race, d’ethnie et de nationalité, et elle permet à la culture de s’épanouir. Du plus profond de la Terre jaillit une source dynamique d’altruisme pur, de bienveillance. Lorsque chaque être humain se sera éveillé à sa mission de Bodhisattva sorti de la Terre et aura décidé d’en faire la base de toutes ses actions, il ne fait aucun doute que nous pourrons créer une paix mondiale authentique et l’harmonie entre tous les êtres humains. »

 

Table des matières

 

Avant-propos

1. Soleil levant
2. Un nouveau monde
3. Automne doré
4. Lumière de la bienveillance
5. Pionniers

Glossaire

 

Avant-propos

 

Dehors, le brouillard s’étendait, enveloppant les feuilles et les plantes verdoyantes d’un voile blanc. C’est dans ce cadre que j’ai commencé à travailler sur le manuscrit de La nouvelle Révolution humaine, en me remémorant mon maître tant aimé, Josei Toda.

C’était le 6 octobre, au centre de Nagano, à Karuizawa. C’était là que huit mois avant la mort de mon maître, j’avais décidé d’écrire La Révolution Humaine pour transmettre sans erreur à la postérité sa vie et son esprit. C’est un endroit qui regorge d’innombrables souvenirs du serment partagé par le maître et le disciple. Ce jour-là, le 6 octobre, marquait aussi le 48e anniversaire du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima.

Le 8 septembre 1957, le président Toda avait proclamé sa Déclaration pour l’abolition des armes nucléaires et, à titre de testament, il avait confié à ses jeunes disciples la mission de propager ces idéaux dans le monde entier.

Attentif aux sanglots étouffés des peuples du monde victimes de la guerre ou de la tyrannie, Josei Toda déclarait souvent : « Je veux faire disparaître la misère de la terre. »

Tels étaient son rêve et sa décision.

Maître et disciple ne font qu’un. Parce qu’ils sont ainsi unis, moi aussi, je partage le cœur de mon maître en voyageant à travers le monde pour ouvrir la voie à un grand fleuve de paix et de bonheur. C’est à la grandeur d’un fleuve que l’on voit la profondeur de sa source.

J’ai été incité à écrire La Nouvelle Révolution humaine pour faire suite à La Révolution humaine, car je pensais que l’essor de kosen-rufu après la disparition de mon maître était véritablement la preuve de la grandeur de ce dernier. En même temps, pour perpétuer son esprit, il m'a semblé indispensable de relater la voie que ses disciples et successeurs ont empruntée.

Pour cela, j'étais obligé de parler de moi, ce qui me faisait beaucoup hésiter. De plus, une montagne de questions et de problèmes devaient encore être réglés avant qu'une paix durable, basée sur le kosen-rufu mondial, puisse se matérialiser. Compte tenu de cela, je me suis aussi demandé si je pourrais trouver le temps d'écrire ce Iivre. Je ne puis nier que mon idée à ce moment-là était de demander à quelqu'un d'autre, si cela avait été possible, d'écrire ce nouveau feuilleton. Mais même si j'avais pu demander à quelqu'un d'autre de relater mes voyages et mes rencontres, cette personne aurait été incapable de décrire ce qui habitait mon cœur et mon esprit à ce moment là. Et il y avait aussi des aspects de l'histoire de la Soka Gakkai que je suis le seul à connaître. De plus, le journal Seikyo Shimbun me demandait avec insistance d'écrire une suite à La Révolution humaine sous forme de feuilleton. En dépit d'un certain nombre de préoccupations, j'ai décidé de reprendre la plume.

La Nouvelle Révolution humaine s'ouvre sur le voyage de Shin'ichi Yamamoto, devenu troisième président à la suite de Josei Toda, aux Etats-unis, au Canada, et au Brésil, voyage historique qui débuta le 2 octobre 1960 et marqua un premier pas vers la réalisation de la paix mondiale. Le roman se poursuit en décrivant la renaissance Soka, le triomphe des personnes ordinaires qui illuminent le monde avec le bouddhisme de Nichiren Daishonin et écrivent une nouvelle page de l'histoire de l'humanité.

Le Mahatma Gandhi a déclaré que « L'esprit est plus puissant qu'une bombe atomique ». Pour transformer un siècle de guerre en un siècle de paix, nous devons cultiver le pouvoir illimité inhérent à la vie humaine. C'est la « révolution humaine » qui constitue l'un des fils conducteurs du roman.

En ce qui concerne les personnages, comme dans le précédent roman, sauf cas particuliers, tous leurs noms sont fictifs. Il m'arrive de faire de plusieurs personnes une seule ou au contraire une seule personne peut apparaître sous divers noms. Chaque personnage ne correspond donc pas toujours à un individu précis. J'aimerais donc que le lecteur considère ces personnages comme fictifs.

Au total, La Nouvelle Révolution humaine devrait comporter environ trente volumes. Ce sera sûrement pour moi un défi suprême d'achever de le rédiger durant cette vie.

Cependant, ce n'est qu'en remplissant notre mission dans cette vie que nous vivons vraiment.

Goethe, Victor Hugo et Tolstoï, à plus de quatre-vingts ans, continuaient à écrire activement avec la plume alerte de la conviction. A soixante-cinq ans, je suis encore jeune ! Je considère La Nouvelle Révolution humaine comme l’œuvre de ma vie. J'ai décidé de décrire le mieux possible le chemin véritable, aussi indestructible que le diamant, du maître et du disciple, et de brosser le magnifique tableau composé par les précieux enfants du Bouddha qui avancent vers la concrétisation du rêve du kosen-rufu mondial, exactement comme Nichiren Daishonin l'a enseigné.

Mon intention est de faire apparaître clairement le correct et l'erroné, le bien et le mal, les vainqueurs et les vaincus. Je ne puis m'empêcher de penser que le président Toda m'observe attentivement. Je voudrais seulement demander du fond du cœur à tous mes lecteurs leur amical soutien.

Daisaku Ikeda
Novembre 1993